Aller au contenu principal

MAISON NATALE DE L’ABBE JEAN-MARTIN DE PRADES (23 juillet 1724-17 août 1782)

Cette demeure a vu naître et grandir celui qui donna son nom au collège et au lycée de la ville.

L’abbé Jean-Martin de Prades est issu de la lignée noble d’une famille enracinée à Castelsarrasin depuis le XIV ème siècle et de grande notoriété, tant elle a fourni d’intellectuels, d’ecclésiastiques, militaires et participé à la vie politique de la cité.

Après de brillantes études secondaires, il entreprend des études de théologie à Paris et mène de front, jusqu’en 1751 :

• Sa carrière ecclésiastique : en mai 1749, il est ordonné prêtre à Montauban

• Son cursus universitaire à la Sorbonne de 1749 à 1751. Le 18 novembre 1751, il soutient sa thèse « A la Jérusalem Céleste » dans laquelle le rôle et l’usage de la raison sont valorisés comme préparant et favorisant l’accès à la foi. Il obtient son grade de docteur en théologie avec les félicitations du jury.

• Remarqué par Diderot et d’Alembert, il devient co-auteur de l’Encyclopédie avec l’article « Certitude », notamment.

Photo Collection Jean-François Combes de Prades

Les virulentes attaques des jansénistes et jésuites contre sa thèse poussent la Sorbonne à se déjuger et à condamner son auteur. Décrété de prise de corps, il doit fuir. D’abord en Hollande puis en Prusse où il est accueilli cordialement à Berlin par Voltaire. En 1753, il est nommé « Lecteur » de Frédéric II, roi de Prusse. Disgracié au début de la Guerre de Sept Ans (France-Prusse 1756-1763), et même incarcéré à Magdebourg, il est assigné à résidence à Glogau en Silésie (Pologne) où il meurt le 17 août 1782, chanoine de Breslau et archidiacre d’Oppeln.