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Vestige du rempart

Ce pan de mur d’1,55 m d’épaisseur et 4 m de haut est l’un des rares vestiges du système défensif mis en place au XIVème siècle, donnant à Castelsarrasin sa réputation de cité imprenable. La muraille, construite entre 1303 et 1346, ceinturait la ville sur deux kilomètres et était bordée d’un profond fossé de 30 mètres de large, qui s’écoulait à l’emplacement du boulevard actuel.

Devenu inutile pour la communauté après 1630, le rempart disparaît, petit bout par petit bout. Ce mur avec la tour de Micheau (tour d’angle de la Sous-Préfecture), restent, aujourd’hui, les témoins incontournables d’un glorieux passé.

 

La forteresse médiévale

● Une muraille ceinturant la ville sur deux kilomètres,
construite entre 1303 et 1346 et bordée d’un
profond fossé de 30 mètres de large,
qui s’écoulait à l’emplacement des boulevards actuels.

● 4 portes munies de tour, pont-levis et ravelins, aux 4 entrées principales de la ville :

- vers Moissac : la porte Moissagaise
- vers la Garonne : la porte Garonne
(ou porte Saint-Sauveur / porte de la petite Horloge)
- vers Toulouse : la porte Tolosanne (ou porte Saint-Louis)
- vers Lafrançaise : la porte d’Agre
(ou porte de la Grande Horloge / porte des Capucins)

En 1586, une 5ème Porte, la porte Neuve (ou porte Saint-Michel / porte Villedieu), munie de deux tours fortes, est percée à l’extrémité de l’actuelle rue de la Justice.

8 tours coiffées et munies de créneaux : la Grande tour, les tours de Micheau, de la Mirande, de Badens, du Bourreau, des Mouches, de Cambou, de Sage.

● Un château situé sur l’actuelle promenade du Château, comportant un donjon et 5 tours.

La tour donnant vers la ville est réputée pour être la plus haute et imposante de toute la sénéchaussée Toulousaine.

La date de construction du château nous est toujours inconnue même si un castrum est mentionné pour la première fois en 1162. Le château sera démoli en 1626.

L’enceinte et les portes servent pour la dernière fois dans les années 1620.

Après 4 siècles de bons et loyaux services, la muraille, perçue comme inutile, est victime du temps et de l’homme. Le défaut d’entretien et les démolitions volontaires ont raison de la vieille forteresse, ne laissant pour la mémoire collective que de rares vestiges dont la tour de Micheau.

 

 

Légende de la photo ci-contre

En haut : la porte Garonne en 1821 (démolie en 1844 et 1860)  

En bas : la porte Neuve en 1821 (démolie en 1825). 

Source : « Archéologie du Département de Tarn-et-Garonne »

par Alexandre du Mège.

AD82 3J 7-5 pl 52 et 53