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L'EGLISE SAINT-JEAN

Mentionnée pour la 1ère fois en 1216, l’église Saint Jean, fondée par l’ordre des frères Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, est reconstruite au XVIème s. Le double écu en pierre situé sur la façade d’entrée porte la date de 1560 (fin présumée des travaux) et FPD TREBONS (Pierre de BEAULAC TREBONS, Ordre de Malte - Grand Prieur de Toulouse de 1555 à 1559).Mentionnée pour la 1ère fois en 1216, l’église Saint Jean, fondée par l’ordre des frères Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, est reconstruite au XVIème s.

Le double écu en pierre situé sur la façade d’entrée porte la date de 1560 (fin présumée des travaux) et FPD TREBONS (Pierre de BEAULAC TREBONS, Ordre de Malte - Grand Prieur de Toulouse de 1555 à 1559).

En 1924, le peintre Tarn-et-Garonnais René GAILLARD-LALA, orne l’intérieur de peintures représentant des scènes de la Bible ainsi que des figures importantes de l’histoire locale et de l’ordre de Malte (ci-contre, portrait de Jean PARISOT DE LA VALETTE 1494-1568).

Les fondateurs

L’implantation de l’ordre des frères Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem (aussi appelé ordre des Hospitaliers) aux portes de Castelsarrasin dès le XII ème siècle est déterminante pour l’histoire de la cité. En accord avec le Comte de Toulouse, propriétaire de terres situées à la confluence du Tarn et de la Garonne, les frères oeuvrent au défrichement et à l’assainissement de ce désert humain, abandonné aux marécages et forêts.

Ils participent ainsi à l’essor démographique et économique de ce village, devenu bourg en quelques décennies.

Les frères chevaliers récoltent très vite le fruit de tous leurs efforts par l’acquisition de plusieurs domaines : le dîmaire de Notre Dame d’Alem, l’église de Saint-André des Courtinals. Ils élèvent un premier édifice, l’église de Saint-Jean des Vignes dont le seul vestige reste un lieudit. Leur sont ensuite attribués les revenus des églises Saint-Médard, Saint-Jacques et du cimetière Sainte-Foy.

L’aboutissement de tous ces efforts est l’établissement, en centre-ville, au début du XIIIème siècle, d’une « Commanderie » comportant une église dédiée à Saint-Jean Baptiste, un prieuré, un cimetière, un jardin et un hôpital. La ville est désormais divisée en deux paroisses : Saint-Jean et Saint-Sauveur.

En 1530, l’Ordre des Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem devient l’Ordre de Malte comme en témoignent les orifices du clocher et le vitrail du chœur.

Le prieuré de Saint-Jean en 1742
Source : Bulletin de la société archéologique 82 de 1905